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Algérie : Rafik Abdelmoumene Khalifa aujourd’hui devant la police britannique

mardi 20 mars 2007, par Said



C’est aujourd’hui que Rafik Abdelmoumene Khalifa doit se présenter devant l’unité économique de la police britannique pour interrogatoire. Arrêté le 27 février dernier (une interpellation passée sous silence, y compris par la presse anglaise) pour blanchiment d’argent, il a été libéré sous caution et mis sous contrôle judiciaire. L’interpellation de l’ancien golden boy est intervenue quelques jours à peine après ses sorties médiatiques dans lesquelles il narguait aussi bien les autorités algériennes que britanniques, affirmant mordicus que ces dernières ne sauraient l’extrader vers Alger parce que son dossier est vide. La section économique de la police anglaise l’accuse de blanchiment d’argent. Une accusation qui figure, rappelons-le dans la notice rouge diffusée par Interpol à la suite du lancement d’un mandat d’arrêt international par la justice algérienne. Cette notice dont Rafik Abdelmoumene Khalifa voulait minimiser l’importance, en affirmant qu’elle différait du mandat d’arrêt et qu’elle n’avait pas l’effet escompté par Alger. Pourtant, Interpol précise bien dans ladite notice que l’ex-patron de Khalifa Bank est « potentiellement dangereux ».

L’interpellation intervient également à la suite des échanges des instruments de ratification des conventions d’entraide judiciaire signées entre l’Algérie et la Grande-Bretagne l’été dernier. Alger a dû refaire la demande de la procédure d’extradition de l’ex-patron de la banque privée dont le procès s’est ouvert le 8 janvier dernier pour s’achever deux mois plus tard. Le verdict est attendu pour demain. Quant à Moumene Khalifa et aux autres coaccusés en fuite, ils seront jugés par contumace. Après le prononcé des sanctions ou de l’élargissement, le procureur général formulera son réquisitoire à leur encontre. Cependant, les questions qui se posent depuis quelque temps à tous les observateurs demeurent encore sans réponse. A l’image du retard pris par les services de police britannique dans l’interpellation du golden boy en ce sens que le mandat d’arrêt international a été lancé il y a quand même plus de deux années. Cela, en sachant qu’en principe, dès la diffusion du mandat, la personne recherchée, une fois localisée, est mise en détention en attendant la mise en place de la procédure.

F. A. La Tribune

P.-S.

La Tribune

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