Constantine Algérie
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Production de la pomme de terre à Constantine

L’importation de la semence est annulée

mardi 27 mars 2007, par Said



Prévue pour la fin du mois en cours, l’importation de la semence de pomme de terre à partir du Canada, à même d’aider les agriculteurs à augmenter leur production, a été finalement annulée. Des sources indiquent que les responsables préfèrent importer le produit fini et prêt à la commercialisation. Une décision qui ne réjouit pas les fellahs de la région.

La question de la pénurie de la pomme de terre qui persiste depuis le dernier ramadhan ne semble pas trouver remède à Constantine. L’importation à partir du Canada de 3 000 quintaux de semence prévue pour la fin du mois en cours, au profit des fellahs de la wilaya, a été annulée, nous ont confié des sources auprès du secteur. La production attendue pour cette saison ne dépassera pas le seuil des 500 quintaux, contre des besoins qui s’élèvent à des tonnes.

Par ailleurs, les agriculteurs professionnels, au nombre de 30, qui ont opté pour l’investissement dans cette culture dans le cadre de ce programme d’importation initié par le ministère de la tutelle, la Chambre nationale de l’agriculture et la CNMA, se sont retirés. Ils refusent de réinvestir dans la pomme de terre, en l’absence d’une politique efficace qui devrait faire avancer le secteur en général, et la filière en particulier. Selon leurs propos, ils n’ont pas “à s’engager dans la production de cet aliment de large consommation alors qu’il n’y a pas de dispositifs pouvant sauver le marché en cas de crise”. Ils expliquent que le manque de coordination entre le ministère de la tutelle et celui du commerce serait la cause principale de l’anarchie existante. Afin de pallier à cette situation, il n’est pas écarté que les instances concernées prennent la décision d’importer carrément une quantité importante de pomme de terre qui sera destinée directement à la consommation. Une solution qui semble trouver sa justification après les revendications soulevées par les agriculteurs, lors de deux réunions tenues vers la fin du mois de février dernier. À travers lesquelles, ils ont suggéré la révision de la loi interdisant la location des retenues collinaires des entreprises agricoles collectives (EAC), afin de remédier au problème d’irrigation. Une revendication qui a été rejetée en bloc par la tutelle dans le cadre de la lutte contre la spéculation dans le foncier agricole. Un autre problème a été évoqué, celui des cartes professionnelles d’agriculteurs exigées par les chambres d’agriculture pour permettre aux fellahs intéressés par la production de la pomme de terre de bénéficier du crédit vert, estimé à 50 millions de centimes. Puisqu’il s’est avéré que le tiers des professionnels ne possédaient pas ces cartes. Ce qui soulève une autre question de représentativité et d’organisation. Un problème qui en cache d’autres !

Madani R. Liberté

P.-S.

Madani Radia, Liberté

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