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Les marchés de légumes ne font plus recette

samedi 14 avril 2007, par Lilia



C’est certainement à cause de la rareté du client qui ne « descend » plus en ville pour ses emplettes que les commerçants des deux marchés du centre ville ont affiché des prix pas trop exagérés ou sensiblement les mêmes que ceux des jours précédents.

D’ailleurs, si la quantité existait au marché « Bettou », ce n’était pas le cas à Boumezzou où seuls quatre marchands de légumes travaillent encore. Le reste des stands se sont transformés en épiceries, en boucheries de viande blanche ou vendent uniquement des fruits.

Les clients étaient peu nombreux, hier matin, car selon les dires de quelques uns, les prix affichés dans les marchés des quartiers et cités périphériques sont sensiblement les mêmes que ceux des marchés du centre ville. « Alors pourquoi se déranger, prendre le bus et coltiner le couffin alors qu’au magasin du coin à la cité ou dans les marchés informels qui fleurissent un peu partout, ainsi que les camionnettes de légumes qui sillonnent les rues, on trouve la même chose » au même prix » dit-on.

Et si les prix de la pomme de terre « nouvelle », des choux et des choux fleurs n’ont pas augmenté étant vendus respectivement à 40, 45 et 50 dinars le kilo, ce n’est pas le cas pour certains légumes toujours aussi chers que les jours précédents.

Ainsi, le poivron et les piments sont toujours à 100 et 120 dinars, les petits pois et les artichauts à 80 et 100 dinars. Les haricots verts sont vendus à 120 dinars le kilo contre 100 dinars auparavant.

Les salades et les oignons sont toujours vendus entre 40 et 60 dinars, et l’oignon vert est disponible à 25 ou 30 dinars la botte de moins d’une dizaine d’unités.

Pleins de terre, ils sont souvent évités par le client.

Le poulet était vendu hier à 220 dinars le kilo contre 180 mercredi passé et la dinde est à 230 dinars le kilo. Les escalopes de dinde ont atteint la barre des 500 dinars le kilo.

Chez les bouchers, c’est la viande de mouton qui a augmenté de 40 dinars puisque vendue 560 dinars contre 520 les jours précédents. Les viandes de boeuf avec os gravitent de 500 à 650 dinars.

Au marché Bettou, c’est sensiblement les mêmes prix avec 4 ou 5 dinars en plus, la qualité, disent les ménagères, étant meilleure et les légumes plus frais.

Mais dans ce marché, les étals de légumes sont également en voie de disparition puisque progressivement remplacés par des épiceries, des fruits ou du poisson. Les clients sont un peu plus nombreux qu’à Boumezzou parce que dit-on, il s’agit d’une clientèle un peu mieux nantie qui cherche plutôt la qualité sans trop voir les prix.

En ce qui concerne les commerçants, c’est l’habituelle réponse qui pointe du doigt les marchés de gros toujours insuffisamment ravitaillés et dont les mandataires fixent les prix à leur convenance. Certains déclarent « êtres découragés par les prix fixés par les mandataires. Le créneau n’est plus rentable. Alors on préfère changer d’activité dans l’attente de voir plus clair » ont-ils dit.

par Abdelkrim C.

P.-S.

Le Quotidien d’Oran

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