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Le CS Constantine met son destin entre les mains des pouvoirs publics

samedi 14 juillet 2007, par Said



Pendant plus de deux heures cette version du comité de sauvegarde sera discutée et rediscutée pour prendre la forme d’une délégation composée de quelques personnes qui devront rencontrer en urgence le wali et lui exposer la situation

Triste époque que celle qui voit le doyen de l’Est algérien orphelin d’un président. Au cours de l’assemblée générale élective de jeudi dernier, aucune personne parmi les membres de l’assemblée générale n’a voulu se risquer à postuler malgré les suppliques de quelques supporters qui avaient réussi à pénétrer dans la salle de la maison des jeunes de Filali alors que des centaines attendaient et ont attendu jusqu’à 21 heures pour connaître le verdict de l’AGE.

La commission chargée de la collecte des candidatures avait anticipé sur l’information la veille même de la rencontre en tenant une conférence de presse où elle jugeait impératif de tenir informée l’opinion publique et plus particulièrement les Sanafir. L’anticipation de l’information se voulait sans doute comme une sorte d’électrochoc à l’intention des responsables locaux, en l’occurrence le wali, le président de l’APC et le président de l’APW. Toutefois, ces derniers n’ont pas réagi et est-il réellement logique qu’ils s’impliquent, voire qu’ils impliquent les institutions autrement que dans un cadre strictement réglementaire ? Ce à quoi, au demeurant, ils n’ont jamais failli en accordant les subventions légales au club, avec du retard, certes, mais dans le respect des procédures de mise en place des crédits.

Perplexes face à la réaction de l’assistance, les membres de la commission de candidatures ont tenté, mais en vain, de travailler la fibre sentimentale de quelques anciens dirigeants. L’un de ces dirigeants sollicitera du représentant de la DJS la suspension de la séance pour une demi-heure « le temps que nous [les membres de l’AG] nous concertions dehors pour trouver une solution ». Ladite solution aurait pu être le choix de A. Souici qu’ils sont arrivés à convaincre après bien des palabres et en acceptant d’entendre le candidat sur les conditions qu’il a émis avant de marquer d’une manière très peu affirmée son enthousiasme à accepter le challenge.

Mais A. Souici n’aura même pas l’opportunité de terminer la descente des marches qu’une bronca envahira la salle alors que des supporters lui barrent la route, lui refusant l’accès au microphone. Comprenant sa douleur, le candidat éphémère rebroussera chemin et avec lui certainement la solution… miracle. Toutes les propositions ont été faites à travers un carrousel de personnes au micro. Chacun y allant de la sienne mais toutes aussi irréalistes les unes que les autres. Mais celle qui reviendra essentiellement consistera en la mise en place d’un comité de sauvegarde qui aura à gérer les affaires courantes le temps que les autorités locales soient sensibilisées. Au cas où les démarches des membres dudit comité ne donneraient pas de fruits, à l’unanimité les membres de l’assemblée générale du CSC remettraient leur démission à la DJS. Pendant plus de deux heures, cette version du comité de sauvegarde sera discutée et rediscutée pour prendre la forme d’une délégation composée de quelques personnes qui devront rencontrer en urgence le wali et lui exposer la situation.

Une démarche qui, à notre sens, ne risque pas de changer grand-chose et ne ferait que renvoyer à la case départ ses promoteurs. Evidemment, il n’est pas à exclure que le wali, le président de l’APC et le président de l’APW, face aux risques collatéraux qui découleraient de leur réponse, trouvent une solution intermédiaire qui n’aura que le seul mérite de reculer l’échéance d’une crise plus profonde en réalité. Comme pour le MOC, la saison est d’ores et déjà compromise pour les Sanafir même si dans leur majorité les supporters refusent ce raisonnement jurant « que même à genoux, le CSC est fait pour jouer les premiers rôles et il n’en sera pas autrement ». C’est toutefois cette conviction surdimensionnée qui fait que les potentiels candidats refusent de se présenter.

A. L. La Tribune


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