mardi 13 novembre 2007, par Said
L’obésité est devenue en Algérie "un problème de santé publique dont la prise en charge est aussi coûteuse que complexe" a affirmé le Pr. Abdessalem Aglia, chef du département nutrition de l’université Mentouri, lors des travaux d’une rencontre scientifique sur la nutrition et la technologie alimentaire ouverts hier àConstantine . Le Pr Aglia, également président du laboratoire de nutrition et de technologie alimentaire (LNTA), a relevé que "près de 10 % de la population infantile sont atteints d’obésité", un phénomène qui, selon lui, " ne constitue plus un problème d’esthétique mais bel et bien une réelle pathologie qui peut aboutir à des complications graves et chroniques comme les maladies cardiovasculaires, le diabète et même certaines formes de cancer". Les spécialistes et les experts en nutrition, venus de différentes universités du pays pour participer à cette rencontre de deux jours initiée par l’institut de la nutrition, de l’alimentation et des technologies agroalimentaires (IATAA), devaient axer leurs communications sur les aspects préventifs de cette pathologie "qui prolifère de plus en plus en Algérie", et qui nécessite "la mise en œuvre d’une réelle éducation nutritive à même d’aboutir graduellement à la mise en place d’une alimentation nutritive, équilibrée et rationnelle".
La journée d’hier a été marquée par un riche débat autour de la "technologie orientée" afin d’asseoir une industrie de qualité pour la fabrication des aliments en conformité avec les normes standards admises par la communauté scientifique et les institutions internationales spécialisées dans le domaine nutritionnel, comme l’on affirmé les différents orateurs. Les intervenants ont également souligné l’importance de la mise en place d’un observatoire national qui prenne en considération les aspects préventifs par le biais de l’école, du mouvement associatif et des diverses structures du secteur de la santé.