L’antenne constantinoise de l’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes s’est fendue d’un communiqué informant « les jeunes porteurs de projets et l’ensemble des acteurs socioéconomiques » de la tenue, lundi dernier, de la première session de la commission locale d’étude du financement des projets, créée, pour rappel, par arrêté du wali en date du 3 novembre 2007. L’information délivrée en la circonstance par l’antenne locale de l’ANSEJ, n’est pas anodine, loin s’en faut, puisqu’elle inaugure ainsi officiellement les débuts d’une opération pilote au niveau régional, et qui s’inscrit dans le cadre du nouveau dispositif, suite, précise-t-on, « aux décisions récentes de décentralisation et de déconcentration du pouvoir de décision adoptées par la direction générale de l’ANSEJ ».
Fini donc le véritable parcours du combattant auquel étaient soumis les jeunes porteurs de projets avec des délais extensibles à l’infini ? Etant entendu que les dossiers étaient « adoubés » ou rejetés après une ultime étape, un goulot d’étranglement bureaucratique plutôt, affirment certains promoteurs, au niveau des structures centrales de l’ANSEJ à Alger.
Questionné à ce propos, M. Belmili, le directeur de l’antenne locale de l’agence, insiste sur les aspects positifs attendus de ces nouvelles dispositions et pour l’efficacité desquelles, Constantine, à l’instar de quelques autres wilayas choisies à cet effet à travers le territoire national, joue aujourd’hui le rôle de révélateur. Les facteurs induits par les nouvelles orientations, souligne-t-il, c’est que « l’évaluation, le suivi, la coordination avec les banques, et la possibilité offerte aux jeunes de défendre leurs projets (en participant notamment à l’étude de marché), devant la commission locale d’étude et de financement, sont des opérations décentralisées qui permettent désormais la mise en place d’un processus d’accompagnement personnalisé, mais aussi l’assistance et l’évaluation de l’ensemble des opérateurs économiques locaux et leur contribution ». Si l’esprit d’entrepreneuriat et l’engouement des jeunes pour ce type de dispositif ne fait pas de doute, affirme-t-on, le suivi de proximité est apte à densifier le réseau de création des microentreprises.
Sur le front des chiffres, l’antenne de Constantine annonce que pour l’année 2007, elle a financé 523 projets dans différents secteurs d’activité, dont 19 en extension des capacités de production, générant ainsi 1.614 postes de travail.
La première session de la toute nouvelle commission locale d’étude du financement des projets qui s’est tenue donc ce 31/12/ 2007, a pour sa part examiné 7 dossiers, dont 6 ont reçu un avis favorable et un seul projet a été rejeté, au chapitre d’activités de service diverses, telle la fabrication d’emballage de produits alimentaires, la production et la commercialisation d’aliments de bétail, une agence de communication, une cafétéria, un cybercafé.
A l’évidence, la déconcentration du pouvoir de décision va sans doute, à l’avenir, influencer favorablement le comportement des porteurs de projets.