Le président Bouteflika est attendu ce lundi 14 janvier à Constantine pour une visite de travail d’une journée, une visite qui est la 16e du genre, confirment certains qui tiennent à jour ce type de statistiques, soulignant pour faire bonne mesure sur le front des chiffres que ce sera là le deuxième déplacement du chef de l’Etat à l’intérieur du pays, après celui effectué dans l’extrême sud, les 7 et 8 janvier dernier.
De source digne de foi, nous avons appris qu’au menu de la visite du chef de l’Etat, il sera essentiellement question de l’inspection de nombreux projets en cours de réalisation, en particulier ceux du tramway et du futur téléphérique, avec sous toute réserve, dit-on, les cérémonies dédiées à la pose de la première pierre sur le site de départ du Viaduc au niveau d’El-Fedj et sur le site en voie d’éradication du Bardo appelé à recevoir, pour rappel, des tours et des buildings dans le cadre du projet présidentiel de modernisation de la ville.
A la vérité, les observateurs de la scène politique locale ne sont pas avare, à l’orée de cette visite, pour dire que Bouteflika est venu à Constantine pour tenter, aussi, de cristalliser, dans la capitale de l’Est, un soutien populaire autour de son éventuelle candidature à un troisième mandat, comme ce fut le cas à Tamanrasset et à In Salah. L’agitation fébrile qui s’est emparée ces dernières 48 heures de certaines permanences de parti, le FLN au premier chef, et de certaines organisations satellites, laissent penser que « la ouhda thalitha » devrait être un mot d’ordre plus présent à Constantine que partout ailleurs, le souhait déclaré étant que le président choisisse de se prononcer symboliquement à partir de l’antique Cirta.
Une halte privilégiée par Bouteflika dans une ville qui le lui rend bien, le décor est désormais planté.